Marc…
Comme une sentence
Errances et solitude tu connaîtras
Peu te verront, tu gêneras
Alors patience, foi et espérance
La Voie se vit, la Vie te voit
Ouvre ton coeur, entre en silence
Ici se livre Connaissance
Par Elle peut-être…
La délivrance !
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Plus concrètement ? 😉
Je suis un contemplatif resté longtemps perdu dans un monde majoritairement orienté action et performance.
Le contemplatif ayant essentiellement pour fonction de rendre témoignage à la Vérité, ce petit blog sera pour moi un moyen, parmi d’autres…
- de partager avec ceux qui sont prêts à les recevoir quelques-unes des lumières que j’ai moi-même reçues concernant les principes fondamentaux qui régissent nos existences
- d’annoncer publiquement ma disponibilité à l’accompagnement de ceux qui traversent une période obscure de leur vie
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Mais encore… ?
Je m’appelle Marc, « Marco » pour ceux qui aiment arrondir les angles.
Arrivé ici-bas dans des conditions quelque peu particulières, j’ai, très tôt, été traversé par de profondes questions existentielles.
En a résulté un parcours de vie plutôt tourmenté où les aventures en quête de sens – et les épreuves dont celles-ci sont bien souvent assorties ! – se sont succédées jusqu’à ce que lumière se fasse sur certains essentiels, ce que je dois à la rencontre d’un vieux pythagoricien qui me fit entrer en métaphysique, la Sagesse-mère de toutes les sciences, et dont l’objet n’est autre que la connaissance de l’Universel !
Merci André pour cette première « délivrance »… c’était il y a 18 ans (2005).
À partir de ce moment charnière de ma vie, me retrouvant partiellement libéré de mes angoisses existentielles, l’égocentrisme de la première partie de mon existence a progressivement laissé place à une disponibilité de plus en plus grande pour le soutien et l’accompagnement de ceux que je reconnaissais souffrir du même mal que moi avant eux : l’ignorance.
Progresser dans ma compréhension des principes fondamentaux qui régissent nos existences et partager mes découvertes avec mon entourage sont alors devenus mes deux activités favorites, à tel point que j’en suis très vite arrivé à « soûler » pas mal de mes proches 😉
J’ai ainsi dû apprendre à me contenir, à observer le silence, à l’écouter…
J’ai compris que ma fougue cachait encore une angoisse résiduelle, et le travail introspectif qui s’en suivit fut sans concession. J’ai progressivement revisité toutes les épreuves de mon existence, dû faire face à ma tristesse, mes peurs, mes frustrations, ma solitude, ma colère, mes complexes, mes addictions, et bien sûr mes très nombreuses erreurs, avec leurs plus ou moins graves conséquences…
Tant de choses difficiles – et pour certaines, en apparence du moins, impossibles à digérer – que le voyage prit rapidement l’allure d’une descente aux enfers, tant sur le plan psychique que physique… Au terme de cette chute m’attendait pourtant la seconde délivrance significative de ma vie : la réalisation effective, au cours d’une « expérience de mort imminente », du fait que j’étais bien plus que mon corps physique meurtri, mon mental torturé, ainsi que le drame existentiel auxquels je m’étais jusque-là identifié.
En pleine expérience de cet état de conscience peu ordinaire, j’eus à choisir entre revenir à la vie corporelle et tout ce qu’elle pouvait avoir d’inconfortable, ou lui tirer ma révérence dans un état de grâce indicible.
La conscience de ma responsabilité de père guida mon choix ; je revins en acceptant les épreuves qui m’attendaient encore, mais bien plus léger, car débarrassé d’une insidieuse peur de mourrir et, surtout, de celle de souffrir !… Me découvrant soudainement bien plus disponible qu’auparavant au miracle de la Vie !
C’était il y a sept ans (2016).
Est-ce à dire que j’aurais vécu l’ultime délivrance que nos anciens, en Orient, nomment « l’illumination », et qui donc aurait fait donc de moi un homme pleinement réalisé, totalement affranchi des conditions limitatives de l’existence individuelle ?
Certainement pas !… et je n’ai d’ailleurs jamais rencontré personne – du moins consciemment – qui ait atteint un tel état d’être.
Peut-être un jour, qui sait… ?
Ce que je sais par contre, c’est que les « éveillés » n’ont pas manqué parmi nos anciens, et que ceux-ci nous ont laissé suffisamment de témoignages écrits ou inscrits pour au moins nous ouvrir la voie… Ce qui, en Soi, peut déjà suffire à redonner tout son sens à n’importe quelle existence, aussi tordue soit-elle ; j’en suis – du moins pour moi-même ! – une preuve bien vivante.
Ensuite, jusqu’où chacun pourra effectivement aller sur ce chemin « ascendant » est impossible à déterminer à l’avance, mais pour celui qui goûtera à la joie de progresser consciemment sur la voie de la Co-naissance, cette question n’aura bientôt plus grande importance !
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